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mercredi 14 février 2018

Avis ciné:Hong-Kong,: Aberdeen 2014


Titre Original : Heung Gong zai
Réalisateur : Ho-Cheung Pang
Acteurs : Louis Koo, Gigi Leung, Eric Tsang
Hong Kong, Société, Comédie, 97 minutes, 8 mai 2014


Chronique douce-amère d'une famille hongkongaise typique (*),
avec ses rèves, ses déceptions, ses mensonges, ses souvenirs...
Wai-Ching travaille comme guide dans un musée, où ses commentaires
sur la participation britannique à Hong Kong sont éclipsés par un visiteur "je sais tout".
Yau Kin-Cheung, son mari médecin, est engagé dans une liaison avec Van, 
une infirmière beaucoup plus jeune.
Le frère de Wai-Ching, Wai-Tao, est un enseignant 
qui croit que la beauté physique est la clef du succès,
ce qui contrarie sa femme, Cici, un ancien modèle qui s'aperçoit qu'elle vieillit.
Pire encore, Wai-Tao pense que sa fille, Chloé, est trop moche pour être sa fille.
IMDb:
(*) La famille élargie de Cheng, qui, comme l'homonyme chinois du port d'Aberdeen,
représente le «petit Hong Kong» d'aujourd'hui et sa myriade de contradictions
entre tradition et modernité; superstitions et matérialisme; famille et individualité.


Mon avis
Aberdeen est un film "poupées russes"
De part la profondeur de chaque personnage avec leurs blessures assassines,
 leurs doutes, faiblesses, espoirs
Ho-Cheung Pang va de l'un a l'autre par de courtes séquences, 
sans jamais faire perdre le fil conducteur,
et part petites touches dévoile chaque personnage
L'adultère et la sexualité y sont abordés avec tact et un zeste d'humour
Une gamine avec des questions logiques qui laissent les adultes sans voix
Le tour de force réside aussi dans le regard 
sur le grand écart entre les traditions et la modernité
 .
Une photographie magnifique, avec des grands moments de poésie visuelle
Une musique de fond judicieusement dosée qui donne du corps aux images
Et bien sur des acteurs / trices qui donnent le meilleur
.
Aberdeen restera pour 2018, un de mes meilleurs ciné-plaisir
...

mardi 7 mars 2017

My Love, Don't Cross That River 2014 (Avis)


Titre Original : Nim-a, Geu-gang-eul Geon-neo-ji Ma-o
Réalisateur : Mo-young Jin, Acteurs : Byeong-man Jo, Kang Gye-yeol
Corée Du Sud, Doc, Drame, Romance, 86 minutes, novembre 2014


C’est l’histoire d’un amour inconditionnel, plus grand que nature.
Celui de Byeongman Jo, 98 ans, et de Kyeyeol Kang, 89 ans.
Après 76 ans de mariage, ils continuent à se promener
 main dans la main dans leurs tenues assorties,
ou à faire des batailles de boules de neige et de feuilles mortes
Elle prend soin de lui, il chante et cueille des fleurs pour elle.
Chaque instant témoigne d’une complicité absolue, 
qui a eu raison des écueils de leur rude existence.
Mais voilà l’hiver de la vie qui approche...
Pendant plus d’un an, Mo-young Jin a filmé avec une grande délicatesse
le quotidien de ce couple hors du commun de gens pourtant ordinaires.
Succès inégalé pour un documentaire indépendant en Corée,
son film s’élève au rang des grandes romances tragiques.
Une méditation bouleversante sur la fragile nature du bonheur.  (allociné)



Mon AVIS
En voyant les premières minutes 
on pourrait penser a un doc avec des plans séquences parachutés
Suivtt de passages sans artifices sur les outrages du temps 
qui laissent penser a un doc voyeurisme

Et puis, la magie opère, par petites touches, par petites phrases, par un geste de rien,
on pénètre dans une zone où chacun voyagera suivant sa sensibilité
Perso, a ce stade, je n'ai plus pensé ,mais, 
savouré ce formidable hommage a cet amour exceptionnel
Vous en dire plus ne serait pas raisonnable pour votre découverte
...

jeudi 9 février 2017

Film Taïwan, Wawa No Cidal 2015 (avis)


Titre Original : Taiyang De Haizi
Réalisateur :  Yu-Chieh Cheng, Lekal Sumi
Acteurs : Ado Kaliting Pacidal, Yi-Fan Hsu, Kaco Lekal |
Taïwan , drame,société, 99 minutes, juillet 2015
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Un peu d'histoire sur les Pangcah avant ou, aprés le film :
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La story
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Panay, une aborigène de Taïwan, travaille comme journaliste à Taipei.
Un jour, elle se rend compte que sa tribu, les Pangcah, voient leur vie modifiée par le tourisme.
Les habitants de son village perdent leurs terres et leur culture.
Elle décide, alors, de revenir dans son village pour remettre en état les rizières.
Mais elle va vite s'apercevoir que ce retour n'est pas pour sa terre mais pour sa réelle identité.
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Mon AVIS
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Wawa No Cidal fait partie de ces films que l'on a du mal a quitter.
L'ouverture assez lente laisse a penser que l'on se lassera assez vite
Mais, si l'on ne perd pas de vue qu'en Asie le temps ne se décompte pas de la même façon qu'en occident
Si l'on a eu l'occasion d'approcher des minorités (quelque soit le pays) totalement démunies,
face aux rouleaux compresseurs des promoteurs, des tours operator et son cortège de corruption
Si l'on a eu la chance de cotoyer « le peuple du riz » et, compris son attachement a la terre et aux coutumes
Alors Wawa No Cidal prend une toute autre dimension
Le scenario est construit intelligemment pour comprendre tout le drame de ces minorités,
Des acteurs (trices) attachants, de superbes paysages,
Un coté positif de l'importance des médias et, des réseaux sociaux,
La dernière partie, malgré quelques clichés est un pur plaisir
…

dimanche 27 septembre 2015

Film japon, 05 mm 2014 (Avis)


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Titre original : 0.5ミリ (0.5 miri)
Écrit et réalisé par : Momoko Ando
Avec: Sakura Ando, Masahiko Tsugawa, Akira Emoto, Toshio Sakata
Japon, Drame, Societé, 3 heures 17 minutes, juin 2014
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 .
Sawa travaillait comme aide-soignante à domicile
auprès de personnes âgées en fin de vie, jusqu’à ce qu’un malheureux accident
la prive de son travail et de son logement.
Sans toit, elle n’hésite pas désormais à faire chanter de vieux messieurs,
afin de s’incruster chez eux.
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Mon AVIS
05 mm, c'est la magie a pleine puissance du ciné japonais
C'est un synopsis qui a première vue semble glauque,
C'est des images de début d'une réalité montrée sans concessions
et qui pourront rebuter
C'est 3 heures 17 qui pourront décourager certains
Pour les autres:
Préparez l'intendance et la logistique pour la durée du film car
une fois sous le charme, il vous sera difficile de quitter votre fauteuil
Momoko Ando, de l'écriture a la réalisation nous offre un film d'une grande sensibilité
Drame de la solitude, de la vieillesse, des blessures assassines, de l'implacable modernité,
Rythme lent, photo exemplaire, bande son relaxante,
Des acteurs criants de vérité, avec une mention spéciale a
Sakura Ando (soeur de la réalisatrice) superbe dans son rôle de Sawa
témoin insaisissable de ces tranches de vies
Extrêmement dense en émotions, a vous de découvrir les vôtres
...

dimanche 2 août 2015

Film Voyage en Chine 2015


Réalisateur : Zoltan Mayer
Acteurs : Yolande Moreau, Qu Jing Jing, Ling Dong Fu
Français, Drame, 1h36min, mars 2015
...
Liliane part en Chine pour la première fois de sa vie
afin de rapatrier le corps de son fils, mort dans un accident.
Plongée dans cette culture si lointaine,
ce voyage marqué par le deuil devient un véritable voyage initiatique.


Mon AVIS
Avertissement:
Si vous aimez les visites "cité interdite" ou,
paysages grandiose en permanence
Appuyez sur STOP

Zoltan Mayer est un alchimiste des émotions
Il nous pousse dans notre plus profonde sensibilité
Sans jamais tomber dans des clichés souvent liés a ce genre de sujet
alchimiste parce qu'il sait ménager nos sentiments par des pauses de chaleur humaine
Des non-dit, des regards, des gestes, de la complicité
Porté par Yolande Moreau qui pour moi dans "le voyage en chine",
passe a la vitesse supérieure
Sans oublier le reste du casting qui ne dépareille pas

J'y ai aussi appris quelques notions de taoïsme

et une fin...mais chut

mardi 21 juillet 2015

Film Turc Mucize 2014 (Avis)


Réalisateur : Mahsun Kırmızıgül
Acteurs : Talat Bulut, Mert Turak, Mahsun Kırmızıgül
Turquie, Drame, Comédie, 2 heures 10', 2014

Campagne turque en 1960
Un instituteur nouvellement affecté dans un village isolé,
découvre que celui-ci...n'a pas d'école
Il obtient l'amour des gens du village et surtout,
celui d'un homme handicapé.
L'enseignant aidera le village a construire une école 
A une seule condition:
Que les filles reçoivent la même éducation que les garçons

Mucize est inspiré de faits réels

Mon AVIS

Mucize fait partie de ces films qui marquent la vie d'un modeste cinéphile
amateur de cinéma "d'ailleurs"

Mucize est un générateur d'émotions en mode continu
dont le point fort réside dans sa narration oscillant en continu entre humour et sérieux
Par son histoire, son rythme, ses paysages a couper le souffle,
Par ses acteurs, qui, des principaux aux plus petits figurants sont d'un naturel sidérant
Fascinante, la découverte d'une culture et ses coutumes déroutantes.

Aller, un petit voile de l'intrigue levé sur 2 scènes parmi tant d'autres:
Géantes les séquences de:
l'appel de de fonds en mode détresse et, de la minute de silence

Et comme si cela ne suffisait pas a Mahsun Kırmızıgül de m'avoir transporté durant 130'
La dernière phrase ainsi que les 2 dernières images du film
rendent Mucize encore plus grandiose

A voir et revoir

vendredi 27 mars 2015

No Man’s Land 2013 (Avis)


Titre alternatif : 无人区 (Wu Ren Qu) / 無人區 (Mo Yan Kui) / Western Sunshine

Réalisation : Ning Hao
Casting : Yu Nan, Huang Bo, Xu Zheng, Xu Zheng
Chine, Thriller, 117 minutes, 12/2013

Pan Xiao, jeune avocat ambitieux, se rend en bordure du désert de Gobi,
afin d’assurer la défense d’un homme accusé du meurtre d’un policier.
Le procès terminé, il emprunte la seule route des environs,
à bord d’une voiture dont il ignore la cargaison
.

Mon AVIS
Un triller original et époustouflant!
Une mise en scène a faire rêver un Sergio Léone
Des paysages grandioses,
Une photographie irréprochable
Irréprochable aussi le jeu des acteurs,
Le tour de force de Ning Hao
 est d'avoir su donné une humanité a ses personnages
Le tout servit par une bande son judicieusement choisie

A voir et revoir

mercredi 25 février 2015

Film Japon, Flowers 2010 (Avis)


Réalisateur: Nori Koizumi
Avec: Aoi Yuu, Suzuki Kyoka, Takeuchi Yuko,
Tanaka Rena,Nakama Yukie, Hirosue Ryoko
Japon, chroniques familiale, 110 minutes, 2010


"FLOWERS" couvre la vie de six femmes 
qui s'étend sur 3 générations,de 1930 à nos jours.
Rin (Aoi Yuu) s'inquiète du mariage arrangé organisé par ses parents.
Finalement, Rin a 3 filles: Kaoru (Takeuchi Yuko), Midori (Tanaka Rena) et
 la plus jeune Sato (Nakama Yukie).
Dans les années 1960, 
Sato donne naissance à Kanna (Kyoka Suzuki) et Kei (Ryoko Hirosue).
A l'heure actuelle, Kanna a peur de devenir une mère célibataire....
 .

Le sujet assez classique aurait pu donner un drama standard
Pas pour Nori Koizumi qui, par un indéniable talent nous offre un film fort,
Chaque période de temps est une perfection dans le choix de la photographie,
des costumes et accessoires, tout en préservant l'esprit du japon traditionnel,

Les sentiments et émotions viennent a nous avec une facilité déconcertante
grâce a des non-dit, des attitudes et des regards bien plus forts que des dialogues,
Grâce aussi aux jeux d'ombres et de lumière, 
de cadrages indirects et d'une musique qui sait se faire oublier


La séquence de la procession du mariage de Rin est une pure merveille,
Je déconseille fortement Flower aux machos 
qui risquent d'être fortement déçus.

A voir et revoir.
...

dimanche 25 janvier 2015

Ice Poison aka Bing-Du (Avis)


Réalisateur : Midi Z
Acteurs : Wu Ke-Xi, Wang Shin-Hong, Zhou Cai Chang, Li Shang Da, Tang Shu Lan
Taiwan-Myanmar , Drame, 120 minutes, juin 2014


Un jeune paysan quitte sa ferme qui ne le nourrit plus
il travaille désormais comme moto-taxi à la grande ville.
mais, malgré ses efforts, il ne parvient pas à s'attirer des clients
Il rencontre Sanmei, une jeune femme revenue enterrer son grand-père
après avoir émigré en Chine pour travailler.
Ensemble, ils vont se lancer dans une tentative désespérée pour essayer de sortir de cette misère…


Mon AVIS
Ice Poison ?
Ici, pas de décor de carton-pâte, des vrais murs en argile et en bambou,
A des millions d'années lumières des catalogues de tour-opérateur
Une gifle pour qui découvre comme moi l'ordinaire Birman

Filmé pratiquement comme un documentaire mais, sans le coté rébarbatif,
"Ice Poison" interpelle sur cette désespérance internationale
quelle soit dans un univers de béton où,
au milieu de paysages qui devraient apporter la sérénité
.

Sans spolier, si vous arrivez a supporter la séquence de fin sans frémir
Alors, vous êtes prêt pour accepter les différences culturelles
.

mardi 20 janvier 2015

Warriors Of The Rainbow Seediq Bale, (version integrale) Avis


Réalisateur : Te-Sheng Wei
Acteurs : Umin Boya, Masanobu Ando, Landy Wen
Chine, Taïwan , Action, drame, Historique, 2011
Durée part1: 2 heures 23', part2: 2 heures 11'
.

1930.
Dans les montagnes de Taïwan, Mouna Rudo, un guerrier de la tribu aborigène Seediq,
organise la rébellion de son peuple contre l'occupant japonais.
Les 300 hommes de Rudo, armés de vieux pistolets, de lances et d'armes rudimentaires,
vont devoir affronter une armée de 3000 hommes 
afin de défendre leur terre, leur dignité et leur honneur...


Mon AVIS
Un film de 4 heures 30 ? Un pari osé,
qui demande un effort d'attention de la part du spectateur

Le début de la 1° partie peine a prendre son rythme avec des clichés
"Bons colonialistes, mauvais sauvages"
Et puis viens le temps de l'affrontement
Et puis viens le temps de la desesperance collective

Les 2 temps contenant des séquences éprouvantes,
sont a déconseiller aux personnes sensibles

Seediq Bale est un film universel sur l'oppression des minorités face a la "civilisation"

Le monde sera toujours couvert de cerisiers a fleurs couleur de sang
Qui ne fleurirons pas toujours a la saison souhaitée

Une fin magistrale de par la réflexion du général Japonais

Et les 4 heures 30 passées en compagnie de ces Warriors Of The Rainbow
aidées par des chants envoutants et des paysages grandioses,
me laissent un sentiment d'avoir fait un peut partie de leur croyances et fierté.
...
 
Wiki +
Seediq Bale est à l'origine une bande-dessinée taïwanaise, dessinée par Row-Long Chiu,
et qui raconte un drame historique taïwanais (l'incident Wushe )


L'incident de Wushe ou incident de Musha 
est un ensemble de rebellions et massacres punitif
qui opposèrent les aborigènes de Taïwan à l'envahisseur japonais.
La révolte des aborigènes qui commença en octobre 1930 
fût la dernière majeure révolte sous l'occupation japonaise.
Un groupe de Seediq attaqua au village de Wushe 
les militaires japonais en tuant plus de 130.
En représailles, les japonais contre attaquèrent 
en lançant des armes chimiques sur les populations Seediq,
en tuant plus de 1000.

mercredi 7 janvier 2015

Voyage aka Yóu 2013 (Avis)


Réalisé par: Scud, avec:
Ryo van Kooten ... Ryo, Sebastian Castro ... Sebastian, Adrian Ron Heung ... Adrian
Leon Hill ... Ryo's Father, Haze Leung ... Ming, Byron Pang ... Yuan
Jason Poon ... Jip, Debra Baker ... Suzanna Schwaering
Susan Siu ... Lady Red, Linda So ... Linda So, Leni Speidel ... Leni
Hong Kong , Drame, 1h40, 2013


Avertissement:
Ce film contient des scènes de nudité, sans érotisme ostensible.
Ne conviendra toutefois pas à tout public.

Le film a été tourné en Mongolie, Malaisie, Australie, Allemagne, Pays-Bas, Hong Kong.


Story
Un jeune psychiatre entame un long voyage en bateau pour vaincre sa dépression.
En mer, il retrace par écrit des histoires entendues à propos de personnes de milieux et d'origines diverses,
qui ont quitté ce monde prématurément,
sans savoir que ce qui l'attend au cours de ce périple,
reflétera l'ultime ironie de la vie.


Mon AVIS
Scud nous entraîne en terres inconnues au sens propre comme au figuré
Une perfection visuelle
Une maîtrise de l'espace/temps
"Voyage" on aimera ou l'on détestera mais ne laisse pas indifférent
Perso, mis de coté, a revoir une 2° fois pour les détails
...
...
Scud est un réalisateur Hongkongais peu conformiste.
Souvent confronté à la censure, il doit revoir les montages de ses films,
voire même en flouter certaines images.
Au-delà de ce côté un peu provocateur,
ses films sont pour la plupart empreints de nostalgie, de mysticisme, d'inquiétude, de fatalité,
probablement autobiographique, le tout sous couvert d'une certaine légèreté de ton.
Il fait partie des rares cinéastes asiatiques à exposer la nudité masculine, sans ambages,
sans aucune vulgarité, conférant ainsi à ses oeuvres une indéniable poésie.
Les corps sont libérés, mais l'esprit est prisonnier du temps, de l'amour
impossible ou vicié, la seule échappatoire étant la fuite, avant la mort
voulue, attendue ou subie.
Pour preuve, son intérêt évident pour les espaces interlopes,
limites entre les éléments eau/terre/air, comme un symbole de la dualité vie/mort.
t411

vendredi 2 janvier 2015

Maïna.2014 (Avis)


Réalisateur : Michel Poulette
Acteurs : Roseanne Supernault, Graham Greene (II), Tantoo Cardinal
Canadien, Drame, 01h42, 2014


Avant l'arrivée des Blancs en Amérique,
les Innus vivent au sud et les Inuits vivent au nord.
Un jour, alors que les querelles internes ont divisé son clan,
Maïna, une Innue, se lance à la poursuite d'Inuits qui ont kidnappé Nipki,
un jeune garçon du village.
Capturée à son tour, elle est emmenée dans le territoire des Inuits,
un monde de neige et de froid.
Au cours du voyage, elle tombe amoureuse de son ravisseur, Natak.
Alors que les saisons passent, Maïna tente de s'intégrer,
mais comme elle connaît mal les coutumes locales,
des frictions avec son compagnon et les autres villageois se développent.


Mon AVIS
Parler de Maïna est un exercice difficile,
Difficile de trouver les mots devant de telles images techniquement parfaites
et une telle densité culturelle
La découverte d'us et, coutumes belles et rudes,
L'attachement aux esprits,
Des acteurs plus vrais que nature, une nature grandiose,
Perso, j'aurais aimer une bonne 1/2 heure de plus.
 .
Glaçante la dernière image du film
A voir de préférence en vostfr
...

jeudi 27 novembre 2014

A Tale Of Samurai Cooking - A True Love Story (Avis)


Titre Original : Bushi no kondate
Réalisateur : Yûzô Asahara, avec Aya Ueto, Kengo Kôra, Kimiko Yo
Japon, Historique, drame,romance, 2heures 02', 12/2013 
 
Haru est une excellente cuisinière, reconnue pour ses compétences.
Grâce à ses talents, elle se marie avec Yasunobu, l'héritier de la famille Funaki,
dont les membres sont les cuisiniers officiels du domaine Kaga.
Malheureusement, Yasunobu est un très mauvais cuisinier.
Avec l'aide de sa belle-mère,
Haru décide d'apprendre à son mari comment cuisiner.


Mon AVIS
Une page méconnue de l'histoire japonaise:
Quand les samouraïs quittèrent les armes pour se consacrer aux fourneaux
Yûzô Asahara nous offre 122' de bonheur absolu !
Un rythme lent et une bande son reposante
Une immersion dans la culture japonaise ou le moindre détail n'est pas laissé au hasard
Une époque ou la violence n'était pas toujours visible mais bien présente
Sous des airs anodins, l'importance de la place de la femme japonaise
Et Haru en est un exemple de ténacité et d'abnégation.
Le dernier tiers du film est une apothéose de la quête du goût et des arômes
La préparation et le déroulement du banquet,
donne envie pour ceux qui ne la connaissent pas de découvrir la cuisine japonaise.
Un incontournable de la culture japonaise et du ciné-plaisir
...


...
...


mercredi 19 novembre 2014

Film corée: Man on High Heels (Avis)


Réalisateur Jang Jin, avec Cha Seung-Won ,Oh Jung-Se,Esom
Corée du Sud, Thriller, Drame, 2 heures 05, Juin 2014


Ji-wook est un détective qui ne recule devant rien pour attraper les criminels.
Cependant, en dépit de son aspect parfaitement masculin,
Ji-wook se bat avec le désir secret d’être une femme et décide de faire un changement de sexe.
Cependant, un gang que Ji-wook avait brutalement arrêté par la force veut sa vengeance.
Alors que Ji-wook démissionne et va se transformer en femme,
les gens qui lui sont proches sont pris dans un complot



Mon AVIS
Voici un film pour finir l'année ciné -corée 2014 en beauté !
Un sujet délicat, enchâssé dans un thriller classique, l'exercice était périlleux,
Avec une parfaite alternance de violence,
de retours en arrière sur la jeunesse de Ji-wook emplis de sensibilité et de poésie,
de l'exploration de l'univers du 3 ° sexe,dont chaque intervenant fait partie d'un tout,
Jang Jin évite les clichés et, nous livre un film étrange et abouti
Cha Seung-Won dans son rôle homme/femme, sublime le tout par une interprétations magistrale,
Le reste du casting (avec de nombreuses ambiguïtés) ne dépareille pas.