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dimanche 13 décembre 2015

Under the flag of the rising sun (Avis)



 Titre original : Gunki hatameku motoni
Réalisation : Kinji Fukasaku
|Avec Hidari Sachiko, Tanba Tetsuro, Mitani Noboru
Japon, Drame, 96 minutes, 1972
.
.
Une veuve de guerre retourne années après années 
au Ministère de la Santé et de la sécurité Sociale,
pour essayer de redorer le nom de son mari tombé en disgrâce,
un sergent passé en cour martiale et exécuté pour avoir déserté à la fin de la guerre.
En cherchant quatre survivants de la garnison de son mari,
Elle part à la poursuite de la vérité et découvre un grand mystère…
.
. Mon AVIS
43 ans et pas une ride !
J'allais tourner et retourner me doigts
pour trouver les mots justes et assez forts pour exprimer l'intensité de ce chef d’œuvre
Et puis je suis tombé sur l'analyse de "Sancho does Asia" qui reflete parfaitement mon ressentit

Extraits:
Témoignage passionnant des conditions de vie des soldats japonais pendant la dernière guerre,
Under the flag of the rising sun est avant tout un film anti-militariste 
d’une puissance rare et parfaitement orchestrée.
Fukasaku fait preuve d’une maîtrise de la mise en scène qui laisse pantois :
changements de supports (film/ documentaire/ photos d’archive),
passage du noir et blanc à la couleur (et inversement) au sein d’un même présent de narration,
arrêts sur images qui ont pour effet d’accélérer l’action plutôt que de la figer...
Tableau d’une noirceur épouvantable, pertinent, manipulateur
et pourtant en même temps tellement honnête que sa vision en devient douloureuse

Pour aller + loin, l'analyse complète:

 
...

samedi 20 décembre 2014

Japon,Shall we Dance? 1996 (Avis)


Titre original :
Shall we dansu?
Réalisateur: Masayuki Suo
Acteurs: Kôji Yakusho, Tamiyo Kusakari, Naoto Takenaka,
Eriko Watanabe, Yu Tokui, Hiromasa Taguchi, Reiko Kusamura
Japon, Comédie, Romance, Dance, 1heure 59', 1996


Syohei, un homme d'affaires, mène une vie banale
jusqu'au jour où il aperçoit une femme penchée à sa fenêtre.
Fasciné par son regard,
Syohei décide de s'inscrire à l'Academie de danse où elle est professeur.


Mon AVIS
Film intemporel qui n'a pas prit une ride
Un film sur la danse qui va au delà de la danse ou,
quand la danse devient une thérapie pour diverses raisons
Un panel d'acteur éblouissants dans leurs émotions,
Quelques scènes humoristiques permettent d'éviter le pathos larmoyant,
C'est frais et enlevé,
A voir en famille et sans modération
...

mardi 22 juillet 2014

Ciné Hong Kong: Mr Viagra ((Mr wai go) Avis


Réalisateur: Chang Man, Avec: Eric Tsang, Anthony Wong, Angie Cheung, Pinky Cheung,
Spencer Lam, Helena Law, Yuen King-Tan, Yeung Ga Ling, Lee Siu-Kei
Hong Kong, Comédie, Érotisme, 80 mins, Année: 1998
...
Le milieu du X chinois à la sauce comédie avec les déboires d’un étalon du porno en panne sèche
et qui est à la recherche de Viagra pour tourner avec une star japonaise. 
 

Mon AVIS

Le hasard du net quelque fois fait bien les choses
Attiré par l'affiche j'ai décidé de poursuivre plus avant, malgré un sujet qui me laissait craindre le pire.
Et bien Mr Viagra avec son traitement « Comédie à l'italienne » se déguste avec plaisir,
De l'humour parfois lourd et paillard mais sans mauvais goût flagrant
AMHA les comédiens on du prendre un grand plaisir au tournage car ils respirent la joie de vivre
Une mention spéciale aux acteurs/spermatozoïdes et leur monde souterrain proche de l'univers des Shadoks 
 
Cerise sur le gâteau:
Énormément de tendresse et une fin /réflexion sur le sexe et l'amour
A visionner quand les enfants seront couchés
...

samedi 28 janvier 2012

Love Unto Waste (Stanley Kwan)


Réalisateur : Stanley Kwan, avec Tsai Chin, Chow Yun-Fat, Elaine Jin, Tony Leung Chiu ...
Hong-kongais, Emotion, 1h38, 1991

Trois jeunes femmes originaires de Taiwan débarquent à Hong Kong avec la ferme intention de devenir célèbre. Elles font la connaissance d’un jeune homme dans un bar avec qui elles se lient d’amitié et partagent des moments d’intimité. Jusqu’au jour où l’une d’entre elles est retrouvée morte. Un inspecteur de police mène l’enquête et cherche à comprendre ce qui liait réellement les quatre amis profondément affectés par la disparition de la jeune femme.

MON AVIS
Love Unto Waste est un film sortit en 1991,
 mais aurait pu aussi bien  être tourné hier tant il n'à pas prit une ride.

Stanley Kwan est pour moi un réalisateur pas comme les autres.
Aprés "Rouge" que j'avais trouvé magique "Love Unto Waste" 
est encore un film qui emporte trés loin dans les émotions.
Des personnages forts, magistralement interprétés, 
une caméra qui en devient humaine tant elle sait capter la moindre émotion,
 une musique qui en est le surlignage, 
et le petit plus impalpable que l'on ne sais décrire.
Même la deniére image de la fin de générique
 est magique par le fait que le film continu dans notre tête.
Malgré le fond de drame Love Unto Waste est un film positif et reposant
A voir et revoir

vendredi 20 janvier 2012

La Coupe Akka The Cup, Phörpa


Réalisé par Khyentse Norbu, Avec Orgyen Tobgyal, Neten Chokling, Jamyang Lodro
Bhoutan, Comédie, Drame, 1 heure 30, 1999.

Palden et Nyima, deux jeunes Tibétains, se sont enfuis de leur pays pour trouver refuge dans un monastère du nord de l'Inde. Ils reçoivent leur ordination et commencent l'apprentissage de la vie monastique. Leur vie contemplative est rapidement troublée par la fièvre que provoque la Coupe du monde de Football...

MON AVIS
Truculent !
"La Coupe" est inspiré de faits réels
Déjà un plaisir de revoir des séquences de cette memorable coupe du monde,
Et comment rester insensible devant cette passion 
de ces jeunes apprentis moines qui deploient des trésors d'ingeniosité pour arriver à leur fin:

Voir la finale !

Même les moines superieurs ne resisteront pas à cete deferlante teintée d'humour et
 surtout d' humanité.
Rajoutez de beaux paysages, un zest de lecon d'histoire et 
l'on obtient 1 heure 30 de réel plaisir

Une belle scéance "ciné club"

mercredi 11 janvier 2012

ROUGE


Réalisateur, Stanley Kwan , Anita Mui, Leslie Cheung, Bruce Law, Emily Chu, Alex Man, Irene Wan,Kara Hui,  
Hong Kong, Fantastique,1 heure 33, 1987

 Fleur, chanteuse de cabaret dans Hong Kong des années 30, se suicide avec Chan, son ami. Des années plus tard, elle vient hanter les locaux d'un journal désireuse de publier un avis de recherche pour retrouver cet homme qui est toujours l'amour de sa vie. Même après la mort.

MON AVIS
"Entre mort à Venise" pour la quête  de l'inéluctabilité et 
 "In the Mood for love" pour le climat de  grâce et l'érotisme discret que "Rouge" dégage.
Une absence totale de musique dans les têtes à têtes subliment les regards et les sentiment.

La quête de Fleur Y est absolument magnifique
 dans ce Hong Kong moderne ou la vie trépidante à remplacé les sentiments amoureux.

Mais n'est-ce pas une désillusion que de vouloir se retourner sur son passé ?
C'est la question que l'on peut se poser à la fin.

Uu seul mot: SUBLIME



dimanche 25 décembre 2011

Dersou Ouzala (L'aigle de la Taïga)


Réalisateur Akira Kurosawa, d'après le livre homonyme de Vladimir Arseniev, publié en 1923.
Avec Maksim Mounzouk : Dersou Ouzala, Youri Solomine : Vladimir Arseniev
Japonais,Russe, drame,aventure 2heures 21, 1975

Ce film relate l'improbable mais très forte amitié entre un autochtone sibérien et un topographe russe, au début du xxe siècle. Il est tiré du récit autobiographique de l'officier-topographe Vladimir Arseniev, chargé par l'armée tsariste de faire le relevé de terres alors encore inexplorées dans la vallée de l'Oussouri, à la frontière chinoise. Au cours d'une expédition topographique durant l'été 1902, le jeune Arseniev rencontre Dersou Ouzala, un chasseur golde qui vit du commerce des peaux de zibelines et connaît la taïga comme sa poche. Sous l'impulsion d'Arseniev, le détachement de soldats finit par adopter le vieil homme aux yeux bridés, qui vit depuis des années dans la forêt depuis la mort de sa femme et son fils emportés par une épidémie de variole. Dersou devient le guide de l'expédition et se prend d'amitié pour Arseniev qu'il appelle respectueusement « Capitaine ». Lorsque tous deux s'égarent au crépuscule dans une toundra balayée par un blizzard, c'est Dersou, grâce à son ingéniosité, qui leur sauve la vie. L'expédition terminée, chacun doit partir de son côté.
Mais cinq ans plus tard, en 1907, alors qu'il dirige une nouvelle expédition topographique dans la taïga, Arseniev retrouve par hasard Dersou. Le vieil homme redevient son guide ; jusqu'au jour où il tire sur un tigre de Sibérie qui rôde autour de l'équipe. Dersou blesse l'animal sans le tuer, présage de malheur chez les Mongols. À compter de ce moment, Arseniev assiste impuissant à la transformation de son ami : celui-ci vieillit, sa vue baisse tellement qu'il ne peut plus chasser pour assurer sa survie ; le vieil homme en devient presque aigri. Il se résout finalement à accepter l'asile que lui offre Arseniev dans sa propre maison, auprès de sa femme et de son fils, à Khabarovsk.
Loin de la taïga, et malgré l'affection que lui porte la famille Arseniev, Dersou dépérit, ne supportant pas les règles de la vie citadine. Il implore alors le capitaine de le laisser repartir sur les lieux auxquels il est attaché. Arseniev accepte à contrecœur, et lui offre en cadeau d'adieu un très bon fusil lui appartenant. Quelque temps plus tard, l'officier est prévenu par un télégramme de la police que le cadavre d'un vieil homme a été retrouvé non loin de la voie ferrée du Transibérien, à vingtaine de kilomètres au sud de Khabarovsk, en possession de son adresse, et qu'il doit venir l'identifier avant qu'il soit enterré sur place. Le capitaine reconnaît alors le corps de Dersou qui a été probablement tué par un bandit, car le fusil a disparu. Lorsque Arseniev, revient au cours de l'année 1910 sur les lieux où son ami est enterré, la tombe a été détruite, les arbres coupés pour construire une ville : Korfovskaya
Source:Wikipedia

MON AVIS
Malgré une mise en scéne un peu desuete, certainement volontaire,
Dersou Ouzala est un film ecrasant de sagesse de l'homme face à la nature,
De l'homme confronté à l'amitié de non dit,

C'est un film que l'on regarde comme on lisait enfant, les livres de grands aventuriers.
Et je vous assure que les 2 heures 21 passent sans génerer de l'ennui.

Dersou Ouzala (Дерсу Узала) - Making of et, festival Moscou :

lundi 26 septembre 2011

Carmen Revient au Pays (Aka : Karumen kokyo ni kaeru,)



"Carmen Revient au Pays" 
est le premier film japonais tourné en couleurs.
Réalisé par Keisuke Kinoshita, Avec Hideko Takamine, Shuji Sano, Chishu Ryu,Takeshi Sakamoto
Japon, Comédie,1 heure 24, 1951

Lily Carmen, strip-teaseuse à Tokyo,
 retourne dans son village natal accompagnée de sa collègue Maya. 
Bien que leur "art" suscite l’incompréhension générale,
 elles ne se laissent pas déconcerter et montent un spectacle
 afin de faire profiter les villageois des bienfaits de la culture urbaine moderne...

MON AVIS
Avec Carmen Revient au Pays je m’attendais a voir un film complètement dépassé.
Et bien voila un exemple d’aprioris qu’il faut laisser de coté.
Bien sur c’est légèrement surjoué tout comme étaient surjoués les Pagnol.
Et, comme les Pagnol il réussit avec un ton léger,
 le tour de force de faire passer les travers et l’hypocrisie de cette période.
Et comme les Pagnol même les personnages les plus sombres en apparence,
 cachent des sentiments positifs insoupçonnés.
Carmen Revient au Pays:
 une bouffé de fraîcheur et un film captivant
(A voir ne serait ce que pour le train de campagne de cette période.)

vendredi 16 septembre 2011

Thaïlande : Chang film muet de 1927


 (Chang: A Drama of the Wilderness, 1927)
 Film documentaire américain (3 ans de tournage en pleine jungle thaïlandaise) 
racontant la vie d'un paysan pauvre du Siam (l'ancienne Thaïlande) et sa lutte quotidienne pour la survie dans la jungle.
Le film décrit la vie du paysan Kru, qui doit constamment se battre contre des léopards, des tigres et même une horde d'éléphants.
Les 2 réalisateurs,  Cooper et Schoedsach cherchèrent à capturer la vraie vie avec leurs caméras, et recommencèrent de nombreuses prises qui n'étaient pas jugées comme parfaitement adéquates au film voulu.
 Le danger était réel pour tous les hommes et animaux impliqués dans le tournage.
Les caméras filmèrent de vraies tueries de tigre, de léopards et d'ours,
L'apogée du film montre la maison de Kru en train d'être piétinée par un troupeau d'éléphants.

MON AVIS
Un témoignage exceptionnel de la vie dans la jungle Siamoise,
Mais surtout,  le plus intéressant à mes yeux :
 Cette projection privée effectuée  au village de  JEFF un français expatrié en Thaïlande (*) et les réactions des Thaïlandais présents
(*) Plus précisément en  / ISSAN  /région encore profondément rurale

Je conseille vivement la lecture de son post, 
extrêmement bien documenté en photos et vidéo :

Chang est  la vente ou, à la location (entre autre…) sur : / LOCAFILM /

 L'arrivée du parlant escamota ces chefs d'œuvres dans les années 30 et c'est souvent grâce à des passionnés, cinéphiles et collectionneurs, que ces films furent conservés et sauvés.
Le film est sorti pour la première fois le 27 avril 1927 au Rivoli Theater de New-York.


vendredi 5 août 2011

Les fleurs de Shanghai (Hou Hsiao-Hsien)


Réalisé par Hou Hsiao-hsien, avec Shuan Fang : Jade, Michiko Hada : Rubis,Annie Shizuka Inoh : Fleur d'or, Jack Kao : Luo, Carina Lau : Perle, Tony Leung Chiu-wai : Wang, Rebecca Pan : Huang,  Michelle Reis : Emeraude, Vicky Wei : Jasmin
Chine, Comédie dramatique, 1 heure 49, 1998

Le Shanghai de la fin du 19ème siècle est divisé en plusieurs concessions étrangères. Dans la concession britannique, on trouve plusieurs "maisons des fleurs", qui sont des maisons luxueuses réservées à l'élite masculine de Shanghai. Les bordels étant interdits aux dignitaires chinois, ces maisons sont les seules où ces hommes peuvent se rendre. Elles forment un monde clos, qui a ses rites, ses habitudes et même son langage. On y vient autant pour dîner, fumer de l'opium, jouer au mah-jong, et se distraire, que pour rencontrer les courtisanes. Les femmes qui y travaillent sont appelées "les fleurs de Shanghai".



MON AVIS

Intemporel !
Plus une pièce de théâtre filmée, mais avec quelle maestria,
Cela peu sembler rébarbatif, certains s’ennuierons ferme,
En ce qui me concerne,
 longtemps que je n’avais vu un film qui me procure une tel plaisir visuel.
Tout y est magnifique jusque dans le plus petit détail
Les dialogues sont reposants sans rien lever à leur intensité,
 sous de fausses apparences de calme.
A mettre dans son classeur " Ciné Club "

Une analyse pertinente tout à fait dans mon ressenti :



mercredi 20 juillet 2011

BANGKOK ALLER SIMPLE (Brokedown Place)




Réalisateur Jonathan Kaplan, avec Claire Danes, Kate Beckinsale, Bill Pullman, Jacqueline Kim
USA, drame, 1 heure 40, Année 2000


Alice Marano et Darlene Davis vivent dans une petite bourgade de l'Ohio et sont inséparables depuis l'enfance. Quand arrive l'heure de leur première séparation - Darlene devant entrer à l'université - elles décident de s'offrir un dernier souvenir inoubliable : un voyage dans un pays qu'elles ne connaissent pas, la Thaïlande. 
Sur place, elles font la rencontre d'un jeune et charmant Australien, Nick Parks. Lequel séduit Darlene avant d’inviter les deux filles à passer quelques jours à Hong-Kong. Elles acceptent. Mais une mauvaise surprise les attend à l'aéroport, où la police découvre deux kilos d'héroïne dans le sac d'Alice...


Bien que l'action se passe en Thaïlande, Bangkok, aller simple fut tourné aux Philippines en raison de la représentation défavorable de la Thaïlande, qui a interdit le film

MON AVIS
Une demoiselle fort étonnée de voir un policier extraire 2 boites d’un kilo de thé d’un sac minuscule,
 je veux bien, le policier un peu moins et là,
 les gros ennuis commencent,

Les scènes d’interrogatoire et de vie dans la prison sont bien douces par rapport à la réalité quand on connait la sinistre réputation des geôles Thaïlandaises.

Bien entendu compromissions, corruption sont elles, proches de la réalité,
 ce qui à certainement motivé le carton jaune de la censure.

A voir comme une curiosité du passé, 
fortement dépassé mais avec un parfum d’exotisme pas déplaisant du tout.

lundi 18 juillet 2011

A Snake of June


Réalisateur : Shinya Tsukamoto, avec Asuka Kurosawa, Yuji Kohtari, Shinya Tsukamoto...
Japon, drame, : 01h17min, 2002

Standardiste la journée, simple femme au foyer au sein d'un couple qui n'a
jamais connu de heurts le soir, Rinko a tout de la fille sans histoires.
Sa vie va néanmoins basculer le jour où un homme mystérieux va faire irruption dans son quotidien,
et la menacer de dévoiler tous ses secrets à son mari...

MON AVIS
Porno habillé d’une étiquette intello ?
Ou, étiquette intello habillée de porno ?
Ayant lu des critiques encensoirs, j’y suis allé en toute confiance
Et, j’avoue que j’ai du loupé le « message » de Tsukamoto,
Si un film devais me guérir de ma passion pour le cinéma cela serait celui-ci
Glauque, malsain et inesthétique

jeudi 30 juin 2011

Une histoire de vent - Joris Ivens


Réalisé par Joris Ivens , Marceline Loridan-Ivens , Avec Liu Guilian, Liu Zhuang , Han Zenxiang ,
Français, britannique, allemand, documentaire, 01h20min, 1988

La Chine vue à travers l'un des éléments les plus importants de sa culture et de ses mythes, le vent. La Chine vue par un cinéaste de quatre-vingt-dix ans qui a bourlingué aux quatre coins du monde et pour qui le vent est le souffle de la terre.
« Une histoire de vent » est une épopée fantasmagorique du réalisateur parti dans le désert mongol à la recherche du vent. Enregistrer le vent, comme vous le diront tous les amateurs de prise de son, est une des choses les plus difficiles à mener à bien. Le vent, ennemi naturel du preneur de son, qui le maudit durant toute sa carrière pour les tracas qu’il lui cause et les prises qu’il lui ruine, est paradoxalement un chose extraordinairement délicate à capturer sur bande. Plusieurs musiciens/techniciens s’en sont fait une spécialité, c’est le cas de Chris Watson, bien sûr, ou de Bj Nilsen (alias Hazard), et aussi d’Isobel Clouter pour son projet autour des sables chantants. Dans ce film, Ivens va s’asseoir sur une dune pendant des jours et des nuits dans l’espoir de pouvoir non seulement l’enregistrer mais aussi le filmer.

MON AVIS
Jusqu’aux images de générique ce film est déroutant par son rythme, et saisissant par la qualité des images,
Pour exemple ce gros avion qui traverse une route et en arrière plan et les gens qui attendent pour rependre leur route.
Film onirique, contemplatif, une attenance d’images du passé,
Du fantastique à la Méliès et du Cocteau pour la poésie visuelle.
On aime où pas mais une chose est sure :
Le sentiment d’avoir visionné de l’exceptionnel par un personnage exceptionnel.


mercredi 9 mars 2011

Blissfully Yours


Réalisé par Apichatpong Weerasethakul, Avec Kanokporn Tongaram, Min Oo, Jenjira Jansuda,
Thaïlande, Comédie dramatique , Durée : 02h05min Année de production : 2002

Ong, une jeune Thaïlandaise, est tombée amoureuse de Min, un immigré clandestin birman. Elle paie Orn, une vieille femme, pour prendre soin de Min, pendant qu'elle cherche un endroit où ils pourront vivre leur bonheur.
Un après-midi, Min emmène Ong  pique-niqué dans la jungle, où ils se sentent libres d'exprimer leur amour. Orn, de son côté, est également allée dans la jungle avec Tommy, l'homme qui travaille avec son mari. Une overdose de bonheur risquerait-elle d'avoir des effets secondaires ?

MON AVIS
Pour bien comprendre le sens et l’essence de "Blissfully Yours"  je vous conseille de lire auparavant SECRETS DE TOURNAGE
Apichatpong Weerasethakul est souvent taxé d’être un réalisateur assez difficile d’accès alors qu’au contraire AMHA il est un de ceux le plus proche du cinéma/vie.
"Blissfully Yours"  en est un exemple, on ne regarde pas le film : 
ON est DANS le film.
Les plans séquences s’écoulent avec une telle facilité,
 que l’on en oublie qu’il y à derrière une camera et une équipe de tournage.
Apichatpong filme la Thaïlande de tous les jours, sans artifice, 
une absence totale de musique si ce n’est que pour le générique de début à la 45° minute (sourire)
Des acteurs non professionnels, d’une grande sensibilité.
Il y à une foule de courtes images remplies de sens, 
En exemple la scène dans la voiture avec le levier de vitesse qui laisse présagé la suite érotique (Je vous laisse deviner les autres)
Note:
"Blissfully Yours" à été censuré en Thaïlande,
Apichatpong ayant refusé la coupure de certaines scènes,
Scènes assez explicites qui même en Occident l’aurait certainement labélisé en X.
Pourtant elles sont très belles car elles démontrent que l’on peut faire voir les rapports entre 2 personnes et ce, sans tomber dans la vulgarité ou, le voyeurisme.
Le jury de Cannes ne s’y est pas trompé, il n’a pas primé un grand film,
Il a primé un film générateur d‘émotions
N’est ce pas le but premier du cinéma ?


vendredi 4 février 2011

L’ange rouge



Film de guerre de 1966, N et B.
 De Yasuzo Masumura
Version originale sous titrée en français.


Conporte de nombreuses scénes choquantes de réalisme.


En 1939, pendant l'occupation de la Chine par les Japonais, 
la japonaise Sakura Nishi est envoyée en Chine comme infirmière, 
et se trouve confrontée aux horreurs et au malheur des blessés et des infirmes.

MON AVIS

Je dirais un film sur la guerre, pas de guerre.
Le genre de film qu’il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie.
La beauté dans l’horreur, beauté des sentiments, du pardon, beauté de la peur, du désir d’aimer et d’être aimer au milieu de la folie la plus totale.
Et le courage de yasuzo Masumura de mettre en évidence que les Japonais étaient durant cette période autre chose que des kamikaze endoctrinés, 
Complète le chef d’œuvre de Clint Eastwood « Lettres d’Iwo Jima »

B/A, (Son désactivé)

Akai tenshi 赤い天使 (1966) trailer
Uploaded by rott48. - Classic TV and last night's shows, online.

jeudi 20 janvier 2011

Mysterious Object at Noon

Réalisé par Apichatpong Weerasethakul Thaïlande, 
inclassable,
1 heure 24 sorti en 2000.

 Mysterious Object at Noon est une approche expérimentale cinématographique inspirée du jeu du cadavre exquis, est initiée par le cinéaste en 2000. 
Sur support 16mm le tournage s'est déroulé sur trois ans dans divers endroits de Thaïlande.
Il raconte (une légende, une histoire) et comment il le raconte (une sorte de cadavre exquis à travers la Thaïlande) invite à se déposséder de tout lexique préfabriqué. Source Wikipedia
Un bonus : Apichatpong Weerasethakul PORTRAIT (2004)


MON AVIS

Tourné en N/B suivant une photographie " cinéma muet  "
Je craignais le pire ennui,
 Surprise ! 
Je me suis retrouvé face à un diamant brut à ciseler soi même.
J’y ai retrouvé la Thaïlande des petites gens avec leurs croyances, 
fatalisme et prêt à croire tout ce qui est dit.
Exemple en suivant ce marchand ambulant de poisson séché,
 dont la nièce raconte comment son père ne s’étant pas acclimaté à Bangkok
 « car il ne trouvait pas de riz gluant » 
comment sont père n’ayant pas d’argent,
 l’à vendue pour 1700 Bahts pour retourner dans sa province
Exemple cette radio qui  en fond sonore
 demande à ce que les Américains soient traités avec égards et,
 obtiennent des prix préférentiels,

Puis de provinces en provinces d’autres découvertes….

Cartésiens passez votre chemin, pour les autres, un bonheur.


mercredi 5 janvier 2011

Mystery Train


Réalisé par Jim Jarmusch, Avec Nicoletta Braschi, Youki Kudoh, Masatoshi Nagase,
USA,Comédie, 1h50min, 1989

Memphis, Tennessee, la ville du King Elvis Presley. 
Un couple de Japonais en pèlerinage, une jeune femme venant chercher les restes de son mari, quelques copains dépressifs et alcooliques vont se croiser sans vraiment se rencontrer dans une sorte de comédie romantique et nostalgique.

MON AVIS
Un OVNI plébiscité à 80% par les spectateurs d’Allociné.
Apparemment j’ai du louper quelque chose car je me suis ennuyé ferme les ¾ du film.
Destins croisés, le sujet était porteur mais ne décolle jamais.
Reste tout de même  la décrépitude d’une partie de cette ville mythique en décalage avec l’aura quelle diffuse par sa culture musicale.
L’ombre du King est omniprésente tout au long du film
Aller, je classe sur l’étagère des curiosités à revoir un de ces jours pluvieux, qui sait…

jeudi 29 juillet 2010

Kill (kiru)





Origine du film : Japon 2008 Genre : Action, Fantastique
Réalisateur : OSHII Mamoru (Ghost in the Shell, Avalon) FUKASAKU Kenta (Battle Royale 2, YoYo Girl Cop)
TSUJIMOTO Takanori TAHARA Minoru Acteurs : Yôko Fujita, Rinko Kikuchi

 Série de 4 courts-métrages ayant comme thème le  CHAMBARA   
Tour à tour classique, fantastique ou onirique, ce sont des véritables hommages à un style qui marqua le Japon et le monde entier.

MON AVIS

Attention, vous vous trouvez devant un chef d’œuvre,
 Comme tous les chefs d’ œuvres on aime, on n’aime pas.
Perso je n’ai qu’une envie : 
Le revoir dans quelques jours.
Car devant une telle densité et diversité d’images et sujets extrêmement forts et déroutants je pense être passé à coté de beaucoup de détails ayant chacun leur importance